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Un atelier avec Artonik

Le Printemps de la Folle Histoire des Arts de la Rue 2

Pour le Printemps de la Folle Histoire des Arts de la Rue, Karwan a fait appel à Artonik pour animer des ateliers dans des collèges à Aix-en-Provence et Marseille.

Fidèle à son approche pluridisciplinaire des arts, cette compagnie de théâtre dans l’espace public crée en 1992, a développé ses interventions dans les établissements selon trois axes. Pour l’atelier arts plastiques dirigé par Caroline Selig (co-directrice d’Artonik), les élèves ont réalisé des « tableaux-nappes » autour de cinq grands thèmes abordés dans le spectacle « La rue est dans le pré », retraçant les bouleversements des mentalités sur la période 1950-1970 : le camping, la libération de la femme ou la conquête de l’espace… Dans cette création ludique et décalée (représentée dans l’enceinte des collèges courant mai), la compagnie invite en effet son public à un pique-nique géant, assis sur un gazon synthétique et sur ces fameuses nappes. Le deuxième atelier, mené par les danseuses-chorégraphes d’Artonik, proposait un travail autour du langage corporel, ou théâtre dansé. Quant à Alain Beauchet, le co-directeur de la compagnie et compositeur de tous les univers musicaux des spectacles, il a souhaité explorer la dimension sonore de la ville avec les collégiens. Cet atelier son s’est déroulé au collège Jean-Claude Izzo situé vers la Joliette, avec des élèves de 4ème et de 5ème, entourés par leur professeur de musique, Mme Jerkunica.

A écouter : extrait de l’atelier son mené par Artonik au collège Jean-Claude Izzo

 
icon for podpress  Les collégiens écoutent les sons de ville et parlent de latelier [3mn04]: Play Now | Play in Popup

D’un bruit de chaussure au klaxon de voiture, d’un marteau piqueur à une allumette qu’on craque…les élèves étaient invités à écouter la ville pour ensuite collecter ce matériau et restituer dans un « carnet de voyage » une courte image sonore et poétique du lieu, à l’aide de mots et de dessins. « L’important » raconte Alain Beauchet, « c’est qu’ils comprennent qu’il n’y a pas uniquement un schéma d’écriture du théâtre comme ils peuvent le percevoir, du théâtre en salle notamment. Il existe d’autres types d’écritures possibles dans l’espace public. Ces jeunes sont assez volontaires pour participer à des expériences nouvelles, mais on aurait eu besoin de plus de temps ».

Comment capter l’attention de ces collégiens envahis d’images et de télé, par un travail sur le son, l’écoute et…la concentration ? En sortie de classe, les intervenants et la prof ne cachent pas leurs doutes devant la difficulté de l’entreprise, mais l’envie est là. « C’est un travail de longue haleine, on a énormément besoin d’un suivi, d’une collaboration de long terme ». Mme Jerkunica et trois de ses collègues du collège Izzo, caressent maintenant l’idée d’un projet à l’année sur les arts de la rue.

 

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